Un PC de stream encode et joue en même temps : il chauffe et souffle en continu, à quarante centimètres d'un micro ouvert. Le boîtier doit résoudre les deux problèmes à la fois, sans clignoter devant la caméra.
Le micro entend ce que vos oreilles ignorent
Assis devant votre machine, vous ne remarquez plus un ventilateur à 1 300 tr/min. Un micro cardioïde posé à quarante centimètres, lui, capte tout : le souffle large bande, mais surtout la fréquence de rotation et ses harmoniques, qui ressortent en bourdonnement fixe. Un réducteur de bruit logiciel gère correctement un souffle constant ; il gère beaucoup moins bien un régime qui monte et redescend au rythme des scènes de jeu.
Grands ventilateurs, régime plat
La règle tient en une ligne : prenez des 140 mm et bridez-les. Trois 140 mm à 700 tr/min déplacent plus d'air que trois 120 mm à 1 100 tr/min, pour un bruit plus faible et surtout plus grave, donc moins présent dans la bande de voix. Un boîtier limité au 120 mm vous condamne à monter en régime dès que l'encodage s'ajoute au jeu.
La courbe qui marche en direct
- Fixez un palier constant tant que le processeur reste sous 65 °C : c'est là que se passe l'essentiel d'un live, et un régime figé s'oublie en quelques minutes.
- Réglez une temporisation de 10 à 20 secondes pour empêcher les ventilateurs de suivre chaque pic de charge des écrans de chargement.
- Ne montez franchement qu'au-delà de 80 °C. Un processeur à 85 °C sur un encodage x264 est normal, ce n'est pas une raison pour rendre le stream inécoutable.
- Pilotez depuis le BIOS plutôt qu'un utilitaire : moins de logiciels résidents, moins de conflits avec OBS.
Sous le bureau ou dessus ?
Sous le bureau, la caisse est masquée et le trajet acoustique vers le micro s'allonge : c'est presque toujours mieux. Deux conditions cependant — ne pas coller la face d'admission contre une cloison de caisson, et surélever la machine de quelques centimètres si le sol est moquetté, faute de quoi le filtre bas s'encrasse en un mois. Sur le bureau, vous gagnez en confort de branchement, mais vous placez la source sonore à hauteur de micro : réservez cette option à un boîtier réellement calme et montez le micro sur bras perche, sa face arrière — la zone sourde d'un cardioïde — tournée vers la tour.
Le disque dur mécanique reste le piège classique : ses vibrations passent dans la tôle et ressortent en ronflement basse fréquence à l'enregistrement. Exigez des berceaux à silentblocs, ou migrez vos rushs sur SSD. Pour le reste, notre guide réduire le bruit de son PC et notre sélection de boîtiers silencieux complètent le sujet.
Ce qui passe mal à la caméra
Beaucoup de ventilateurs ARGB pilotent leurs LED en modulation de largeur d'impulsion à basse fréquence. Votre œil ne voit rien ; un capteur de webcam à obturateur roulant, lui, dessine des bandes ou fait battre la couleur, surtout à 60 images par seconde. Deux solutions : figer une couleur unie à 100 % de luminosité, puisque le rapport cyclique cesse alors de moduler, ou choisir un modèle sans RGB. Le verre trempé pose un autre problème, il renvoie l'image de vos écrans : un panneau fumé ou un flanc plein est plus reposant pour le cadre. Pour l'aspect purement ludique de la machine, voyez aussi nos boîtiers gaming.